Si l'on devait remonter au début, 2000 ans av. JC, les chinois, (encore eux),
pratiquaient déjà l'art du papier décopupé : le jiezhi

On commencera à en parler en Europe à partir du XV ème siecle.

Le découpage est devenu une activité très prisée des religieuses Suisses, d'Autriche et d'Allemagne, à partir du XVII ème siècle.
On considérait cette technique "méditatve" ou "comtemplative",
parfois elle se nommait : "canivet" lorsque le découpage était réalisé au canif.


Au XVIII ème siècle, Etienne SILHOUETTE, donna son nom
et ses lettres de noblesseà cette technique.


Scène de chasse attribuée à Jean HUBERT

Jean HUBERT, la popularisa définitivement en réalisant des tableaux (tableaux en découpure), sans dessin préalable .


Au début du XIX ème siècle, les "portraits--ombres" se répandirent dans les classes moyennes. A l'avènement de la photographie, les premiers photographes s'emparèrent de cette mode et plus il y avait de détails, plus le prix était élevé. C'est pour cela que l'on se limitait la plupart du temps au profil de la tête.


Oeuvre de A-M. VALLOTTON : wwwdecoupage.ch

Pendant ce temps et jusqu'à aujourd'hui, le découpage se répand en Suisse entre le Saanenland et le Pays d’Enhaut et devient véritablement un art.


Aujourd'hui l'on trouve quelques artistes, souvent des caricaturistes, qui proposent cette animation dans des endroits touristiques ou en animation évènementielle.
Il s'agit essentiellement de profils type portrait, découpés sans dessin préalable.
Cette activité, par son coté impressionnant, entre parfaitement dans le cadre d'une animation évènementielle. Rapidité d'execution, donc un maximum de personnes traitées dans un minimum de temps.
Autre spécificité, elle ne souffre pas de "médiocrité", en effet, il n'y a pas de style comme dans la caricature, un profil est réussi ou ça fait "flop"...
C'est pour cela que l'on trouve moins de silhouettistes...